30 ans après sa création, l’OMC en mort cérébrale

Il y a exactement trente ans, en avril 1994, était signé l’Accord de Marrakech qui concluait un cycle de négociations commerciales, l’Uruguay Round, engagé sous l’égide du GATT (Accord Général sur les Tarifs douaniers et le Commerce). L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) était instituée, et, contrairement au GATT, elle était dotée d’un statut d’organisation internationale. Par ailleurs, elle étendait ses compétences aux services (GATS ou AGCS) et à la propriété intellectuelle (TRIPs ou ADPIC). En outre, l’ancienne procédure de règlement des différends était réformée, afin d’empêcher les membres « défendeurs » de la bloquer.

Démondialisation et démultilatéralisation. Retour vers le pire ?

La mondialisation, autrefois perçue positivement, suscite désormais de l'anxiété et un possible rejet. Les comportements isolationnistes de leaders tels que Donald Trump, Xi Jinping et Vladimir Poutine contribuent à ces inquiétudes. Les institutions internationales telles que l'ONU et l'OMC semblent impuissantes face à ces défis, affectant la coopération mondiale.

Les nouveaux habits du nationalisme économique

Le célèbre aphorisme de Romain Gary sur le patriotisme et le nationalisme est remis en question dans le contexte économique. Le nationalisme économique considère les relations internationales comme un jeu à somme nulle, tandis que le libéralisme promeut la coopération mutuellement bénéfique. La montée du nationalisme politique et économique au 21e siècle soulève des préoccupations sur ses implications.

L’héritage de Donald Trump

La politique économique internationale de Donald Trump, bien que controversée, a été peu contestée sur le fond. Les États-Unis, en raison de leur taille et de leur éloignement des grands marchés, ont traditionnellement adopté une approche protectionniste. Joe Biden a cherché l'apaisement avec les alliés tout en maintenant l'héritage économique de Trump.

L’érosion du libéralisme. La fin des illusions

La période glorieuse du libéralisme post-guerre froide, promettant progrès, coopération, paix et démocratie, semble révolue. Les crises mondiales et les inégalités internes dessinent un monde en proie au protectionnisme. La crise financière de 2007-2008 aurait-elle sonné le glas du libéralisme au profit du nationalisme ?

L’avenir des traités commerciaux

Télécharger (pdf) Texte complet En savoir plus Le libéralisme des traités commerciaux est un malentendu qui s’est confirmé paradoxalement avec la libéralisation des échanges sur une base certes multilatérale mais aussi, pour les pays en développement, unilatérale. Auparavant, l’expérience des années 1930 avait promu une conception opposée qui voyait dans les traités bilatéraux des « blocs … Lire la suite L’avenir des traités commerciaux

La mise à mort de l’Organisation Mondiale du Commerce

Les sept juges de l'organe d'appel. Mais c'était avant.... A partir de ce mercredi 11 décembre, la procédure de règlement des différends de l’Organisation Mondiale du Commerce ne pourra plus fonctionner. Pourquoi ? Parce que cette instance normalement composée de 7 juges n’en comptera plus qu’un seul alors qu’ils doivent être trois pour conclure un recours. … Lire la suite La mise à mort de l’Organisation Mondiale du Commerce

Nomination de Kristalina Georgieva. Pourquoi le FMI est-il toujours dirigé par un (e) Européen(ne)?

La nouvelle Directrice Générale du FMI, Kristalina Georgieva, économiste bulgare, succède à Christine Lagarde. Le FMI et la Banque Mondiale furent créés en 1944 par les accords de Bretton Woods pour définir le système monétaire international. Suite à des soupçons d'espionnage soviétique, l'Américain Harry Dexter White, avait été évincé de la direction du FMI. Cette situation a conduit une direction européenne du FMI jusqu'à aujourd'hui.

Le fiasco des méga-accords commerciaux

L'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur a révélé les illusions de l'alternative bilatérale au système multilatéral. Les négociations bilatérales et multilatérales se heurtent à des blocages similaires. Les accords d'intégration profonde développent une forme nouvelle de multilatéralisme, mais la montée des pays émergents affaiblit le leadership des États-Unis et de l'Union européenne.