L’économie européenne et la guerre

L'Europe, mise sous pression par les politiques de Trump et la fin du soutien américain, doit réinventer son modèle économique. Entre protectionnisme et réorganisation industrielle, des défis colossaux émergent. L'avenir de l'industrie, la sécurité énergétique et la compétitivité exigent un saut technologique audacieux, sans abandonner l'urgence de la décarbonation.

La nomination de Stéphane Séjourné à la Commission européenne.

Réponse à une question d'Atlantico (18/09/2024) Atlantico : Si Stéphane Séjourné ne pouvait faire qu’une seule chose - tout en faisant une vraie différence pour l’industrie européenne - laquelle serait-elle ? Jean-Marc Siroën : Sauf opposition du Parlement européen, Stéphane Séjourné sera le prochain Commissaire chargé de la « prospérité et de la stratégie industrielle ». … Lire la suite La nomination de Stéphane Séjourné à la Commission européenne.

Analyse critique du programme économique du Nouveau Front populaire

Contrairement au très électoraliste programme du Rassemblement National aux contours bien fluctuants, celui du Nouveau Front populaire, concocté par des économistes qui le soutiennent, se présente explicitement comme un programme de "relance keynésienne ". Je ne me livrerai pas au défi perdu d'avance d'évaluer son coût et moins encore de quantifier ses effets. On ne … Lire la suite Analyse critique du programme économique du Nouveau Front populaire

30 ans après sa création, l’OMC en mort cérébrale

Il y a exactement trente ans, en avril 1994, était signé l’Accord de Marrakech qui concluait un cycle de négociations commerciales, l’Uruguay Round, engagé sous l’égide du GATT (Accord Général sur les Tarifs douaniers et le Commerce). L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) était instituée, et, contrairement au GATT, elle était dotée d’un statut d’organisation internationale. Par ailleurs, elle étendait ses compétences aux services (GATS ou AGCS) et à la propriété intellectuelle (TRIPs ou ADPIC). En outre, l’ancienne procédure de règlement des différends était réformée, afin d’empêcher les membres « défendeurs » de la bloquer.

Démondialisation et démultilatéralisation. Retour vers le pire ?

La mondialisation, autrefois perçue positivement, suscite désormais de l'anxiété et un possible rejet. Les comportements isolationnistes de leaders tels que Donald Trump, Xi Jinping et Vladimir Poutine contribuent à ces inquiétudes. Les institutions internationales telles que l'ONU et l'OMC semblent impuissantes face à ces défis, affectant la coopération mondiale.

Les nouveaux habits du nationalisme économique

Le célèbre aphorisme de Romain Gary sur le patriotisme et le nationalisme est remis en question dans le contexte économique. Le nationalisme économique considère les relations internationales comme un jeu à somme nulle, tandis que le libéralisme promeut la coopération mutuellement bénéfique. La montée du nationalisme politique et économique au 21e siècle soulève des préoccupations sur ses implications.

L’héritage de Donald Trump

La politique économique internationale de Donald Trump, bien que controversée, a été peu contestée sur le fond. Les États-Unis, en raison de leur taille et de leur éloignement des grands marchés, ont traditionnellement adopté une approche protectionniste. Joe Biden a cherché l'apaisement avec les alliés tout en maintenant l'héritage économique de Trump.

Jacques Delors, l’Européen

L'article en ligne présente le portrait de Jacques Delors, un homme "constructeur" de l'histoire européenne. Jean-Marc Siroën évoque son parcours, de ministre de l'économie à président de la Commission européenne, en mettant en lumière les raisons de l'orientation atlantiste de la construction européenne et le "manque d'âme" de l'Europe. Ce parcours souligne la faiblesse des démocraties, mais aussi les vertus de la négociation, la coopération et la recherche de compromis.

L’érosion du libéralisme. La fin des illusions

La période glorieuse du libéralisme post-guerre froide, promettant progrès, coopération, paix et démocratie, semble révolue. Les crises mondiales et les inégalités internes dessinent un monde en proie au protectionnisme. La crise financière de 2007-2008 aurait-elle sonné le glas du libéralisme au profit du nationalisme ?